Mouvement associatif de Bretagne

Texte intégral du podcast

5 épisodes de la Série « l’économie autrement » pour découvrir les 2èmes assises de la vie associatives réalisées entièrement à distance cette année au mois de novembre 2020. Co-organisées par le Mouvement Associatif de Bretagne et le Conseil Régional, les 2ème assises de la vie associative se sont tenues autour de tables-rondes, conférences et ateliers portant sur 3 thématiques : l’engagement et ses nouvelles formes, les coopérations entre associations et collectivités, et l’accompagnement de la vie associative.

Podcast diffusé sur les ondes des radios de la Corlab en Novembre 2020.

Episode 1

Aujourd’hui, découvrons les enjeux politiques des Assises régionales avec Anne Patault, vice-présidente au Conseil Régional, notamment en charge de la vie associative.

Générique : L’économie autrement, le rendez vous quotidien de l’économie sociale et solidaire.

Anne Patault : La force du monde associatif s’ancre d’abord dans les territoires. Mais il y a aussi, je pense, des réseaux qui sont très puissants et qui fonctionnent et qui font que les associations sont de moins en moins isolées.

Anne Patault : Bonjour à tous et à toutes. Je suis Anne Patault, je suis vice-présidente à la région Bretagne, chargée de la vie associative, mais aussi de l’égalité et de l’innovation sociale. Par ailleurs, je suis élue sur le territoire de Redon. On compte à peu près 80.000 associations en Bretagne. C’est aussi un tissu qui fourni des emplois, soit 10.000 emplois sur le territoire, ce qui n’est pas anodin. Mais c’est surtout quelque chose qui maille le territoire de façon très proche. C’est-à-dire que même dans des territoires qui sont moins aidés, moins dotés économiquement, le tissu associatif est très tonique. Cela nous vaut une activité culturelle qui est connue en Bretagne est vraiment très dynamique. Cela nous vaut une vie sociale, sur tout sur le territoire. Cela correspond assez à la culture bretonne. On nous dit assez collectifs, assez solidaires en Bretagne, je crois que c’est assez vrai. En tout cas, cette capacité à faire ensemble semble être quelque chose de particulièrement fort en Bretagne.
Les enjeux que nous travaillons avec le Mouvement associatif de Bretagne sont dans une feuille de route. La particularité, sans doute, de la vie associative en Bretagne, c’est que nous la copilotons de façon très, très opérationnelle et très collaborative. Un des enjeux, c’est la question de l’accompagnement. Il y a actuellement un certain essoufflement du bénévolat. Par ailleurs, il y a une vraie complexité maintenant à gérer une association. Si on veut que les associations continuent à vivre, c’est-à-dire qu’elles continuent à avoir des présidents et présidentes et des bénévoles qui ne sont pas épuisés au bout de quelques mois ou quelques années, il faut les soutenir, il faut les accompagner. Nous sommes en train de réfléchir et de préparer des dispositifs pour continuer à accompagner les associations jusqu’à finalement le printemps 2021 en espérant qu’on aura passé “la vague”.
La Breizh Cop, c’est quoi ? C’est la déclinaison des accords et des engagements nationaux et internationaux pour le climat et la biodiversité. Nous avons revu ensemble les compétences de la Région, mais nous l’avons fait aussi avec les collectivités territoriales. Nous avons relu nos compétences avec le filtre de la question de l’environnement et de la biodiversité, ce qui nous donne effectivement des objectifs de transformations et de transformations rapides qui vont toucher effectivement l’ensemble des collectivités, l’ensemble des Bretons et des Bretonnes. Dans cette transformation les associations ont un rôle essentiel, donc soutenir une association au plus près des territoires, c’est permettre que concrètement, on mette en œuvre des transformations. Mais c’est vrai que l’environnement et la biodiversité peuvent être portés et transformés par l’ensemble des associations qui peuvent nous aider à porter finalement les messages de transformation.

Générique : Ce reportage a été réalisé par la Corlab. Retrouvez-le en podcast sur corlab.org


Épisode 2

Aujourd’hui, zoom sur les objectifs des Assises Régionales avec Yannick Bigouin du Mouvement Associatif de Bretagne, l’un des organisateurs.

Générique : L’économie autrement, le rendez-vous quotidien de l’économie sociale et solidaire en Bretagne.

Yannick Bigouin : On résiste, on peut continuer à pouvoir rassembler, même par écran interposé. C’est pour ça qu’on organise ces deuxièmes Assises régionales de la vie associative. C’est un moment important pour nous, qu’on organise avec le Conseil régional de Bretagne. C’est un moment important parce que c’est un moment où on arrive à se parler, à se dire les choses, à poser nos problématiques, à prendre un peu de hauteur sur tout ce qui se passe dans le monde associatif en Bretagne. Le mot d’ordre pour ces trois jours, c’est de coopérer pour avancer ensemble, c’est à dire pouvoir faire force commune, union pour se renforcer et continuer.

Yannick Bigouin : Bonjour, je m’appelle Yannick Bigouin et je suis délégué régional du Mouvement associatif de Bretagne. C’est une organisation associative régionale qui regroupe toutes les têtes de réseau, les fédérations, les coordinations de Bretagne. C’est un peu le porte voix, celui qui représente le monde associatif organisé en Bretagne, auprès des collectivités. Ce mouvement a vocation à rassembler, mais aussi à dire ce qui va faire des études et à la faire travailler, tout ce petit monde là ensemble.
Le mot d’ordre dès le départ, c’est “coopérer pour changer”. Depuis le départ, on dit “il faut que le monde associatif se rassemble encore plus qu’il ne l’est”. Il est déjà bien ensemble mais il faut encore plus se mobiliser. Et pour changer, non pas pour oublier nos valeurs qui sont la solidarité et la fraternité, mais bien pour s’adapter au monde d’aujourd’hui qui est en train d’évoluer par rapport à cette crise liée à cette crise sanitaire, bien entendu. Pour continuer “coopérer pour changer”, pour durer dans le temps et pouvoir répondre aux besoins des Bretons et des Bretonnes. Voir comment est ce que les jeunes, par exemple, s’engagent et s’engagent autrement que leurs aînés. Mais ils s’engagent toujours, contrairement à ce qu’on peut dire. Coopérer mieux avec des collectivités qui portent aussi bien sur l’intérêt général, comme le monde associatif en grande partie. Et là, il faut vraiment tisser des liens encore renforcés pour être bien présents dans les territoires, avec les communes, avec les communautés de communes, avec les agglomérations, avec les conseils départementaux ou les régions.
Mieux faire ensemble, c’est mieux faire “Bretagne associative ensemble”, c’est cela l’idée. Il y a une grande grande thématique autour de l’accompagnement à la vie associative. Que les acteurs de l’accompagnement à la vie associative se reconnaissent entre eux, sachent à peu près qui fait quoi et pouvoir organiser cette chaîne toujours au service des associations bretonnes, des 88 associations qui veulent se développer, qui n’ont pas nécessairement tous les outils pour pouvoir leur permettre d’aller les chercher là où ils sont.
Il y a des secteurs plus ou moins touchés. D’abord, de manière générale, ce sont les secteurs qui ont de l’autofinancement pour leurs activités qui sont les plus touchés. Quand il n’y a plus de public, il n’y a plus d’autofinancement, donc il y a des problèmes économiques et peut-être parfois, comme dans une entreprise, des licenciements. Les secteurs les plus touchés, c’est le secteur des activités de plein air, le tourisme social, l’événementiel, bien entendu le secteur culturel. Tous ces moments là sont vraiment très, très impactés. Mais de manière générale, ils arrivent à compenser, ils arrivent à se réguler, mais ils sont toujours là. Et surtout, ils répondent aussi à la crise. Ils répondent à des besoins sociaux et sociétaux. Des associations à vocation sociale sont là pour soutenir les personnes isolées. Les associations caritatives sont aussi là. Donc d’un côtés impactés, mais aussi résister !

Générique : Ce reportage a été réalisé par la Corlab. Retrouvez-le en podcast sur corlab.org


Épisode 3

Aujourd’hui, prenons du recul sur l’engagement associatif en règle générale et sur celui des jeunes en particulier, en compagnie de Laurence Davoust-Lamour, docteure en sociologie également professeur universitaire.

Générique : L’économie Autrement, le rendez-vous quotidien de l’économie sociale et solidaire en Bretagne.

Laurence Davoust Lamour : L’engagement associatif se porte plutôt bien. Les associations de formes traditionnelles sont plus fragiles, par contre, mais l’engagement en tant que tel, c’est à dire cette espèce de mouvement qui fait que à la fois dans la durée et dans les valeurs, on “s’oblige à”, celui là ne se porte pas mal du tout et je pense qu’on observe ici et là un peu partout, sur le terrain, des initiatives qui permettent d’être à nouveau confiante dans la capacité des femmes et des hommes à vivre ensemble et à se montrer solidaires, à se montrer en phase avec l’autre, en empathie, parfois. En solidarité en tout cas, certainement.

Laurence Davoust Lamour : Bonjour, Laurence Davoust Lamour, je suis enseignante associée à l’Université de Bretagne-Sud sur le site de Lorient, et je suis par ailleurs plutôt sociologue praticienne, responsable d’une structure qui s’appelle Socioscope. Je travaille sur l’accompagnement des collectifs associatifs ou autres, à leurs projets politiques, éducatifs, sociaux, etc. Je m’intéresse particulièrement aux questions d’engagement et notamment aux questions d’engagement de jeunesse.
On a un peu tendance, peut être par facilité, à se dire “tout fout le camp, les jeunes s’engagent plus”. Je suis vraiment du discours inverse. Je pense que s’il y a bien un engagement qui est aujourd’hui dynamique et qui donne beaucoup de sens à la façon dont se vivent les dynamiques locales, c’est celui des jeunes. Parce qu’il y a jamais eu autant de jeunes engagés sur leur quartier, sur leur commune, sur des causes autant locales que mondiales. Je pense que vraiment, on a là, presque une démonstration du sens que peut prendre l’engagement pour venir consolider sa construction identitaire. Par contre, je ne suis pas convaincue qu’ils rentrent dans les traces pré formatées de leurs aînés. Au contraire, ils s’engagent avec les moyens qui sont les leurs, avec les causes qui sont les leurs, avec des modalités qui sont différentes de celles qu’on a connues auparavant. C’est bien de ce point de vue là qu’il faudra qu’on leur fasse confiance. Les jeunes sont pour moi des sources excessivement inspirantes. Ils montrent à quel point l’engagement, ce n’est pas quelque chose de compliqué. Ce n’est pas quelque chose de surfait. C’est quelque chose qui fait partie de leur quotidien. Ça paraît presque une évidence quand ils le décrivent. Sauf qu’on a tendance, nous nous, de façon très globale, à dire ça avec nos vieux codes de lecture.
Le conflit générationnel, il a toujours existé. A mon avis, il existera toujours et ça permet de la confrontation. C’est plutôt signe de bonne santé d’une société, me semble t il, en tout cas. Pour dépasser finalement cette espèce de clivage, ce qui me semble intéressant, c’est des espaces où la rencontre réellement s’opère. On n’attend pas des uns ou des autres, des vieux comme des jeunes qu’ils viennent se plier à une espèce de jeu d’acteurs. Mais on attend que la rencontre puisse s’opérer de façon facile, en respectant à la fois l’entre soi des uns et des autres.
Je pense que c’est à la fois une histoire de communication et à la fois une histoire de reconnaissance. Reconnaissance au titre de “je t’écoute donc, j’entends bien ce que tu m’as dit. En tout cas, je le prends en compte, je donne les moyens ou je construis les moyens pour que la demande puisse devenir opérante. Et puis, je valorise au final la demande ou bien la concrétisation de la demande”.
“Bretagne associative ensemble”, les trois termes séparément me parlent. Je m’y retrouve bien. Je trouve que c’est un joli slogan et je trouve que dans cette période un peu morose quand même de notre société, c’est un slogan qui fait du bien.

Générique : Ce reportage a été réalisé par la Corlab. Retrouvez-le en podcast sur corlab.org


Épisode 4

Aujourd’hui, Guillaume Hardy de l’espace associatif de Quimper Cornouaille nous parle d’accompagnement à la vie associative.

Générique : L’économie autrement, le rendez-vous quotidien de l’Économie sociale et solidaire en Bretagne.

Guillaume Hardy : On essaie de penser l’accompagnement de manière globale du penseur de projet à son territoire et à son contexte sociopolitique. Tout ça pour servir les individus qu’on rencontre au quotidien. On est vraiment dans cette démarche de pouvoir donner du pouvoir d’action aux personnes, de pouvoir les appuyer et les aiguiller afin qu’ils puissent être autonomes et libres dans les choix qu’ils vont faire et libres dans les chemins qu’ils vont suivre pour mener à bien leur projet.

Guillaume Hardy : Bonjour, je m’appelle Guillaume Hardy. Je m’occupe de la coordination du Centre de ressources de l’espace associatif Quimper-Cornouaille. On est une maison des associations qui propose toute une série de services aux structures associatives du territoire. C’est de l’information mais aussi travailler plus en profondeur sur du conseil, voire même, des fois, des échanges qui s’apparentent un peu à du coaching des personnes et des leaders associatifs. Donc de l’accompagnement, bien entendu, mais également un certain nombre de prestations : on propose de la location de matériel, des prestations autour de la communication, autour des fiches de paye, de la comptabilité qui sont aussi dans l’offre du panel de services. Il y a la formation, qui est très importante, avec un programme assez étoffé de formations sur le sujet de la vie associative. On a autour de 800 adhérents par an, un peu plus, un peu moins en fonction des périodes et des situations. Mais ce qui fait qu’effectivement, sur le Finistère, on est assez représentatif de ce qu’est la vie associative sur le territoire.
Les structures d’accompagnement à la vie associative sont de plusieurs ordres et il n’y a pas que des professionnels de l’accompagnement. C’est assez facile, finalement, d’avoir accès aux professionnels. On a des sites, on est référencés. Il y a une carto effectivement qui sera présentée par le mouvement associatif dans le cadre de ces assises. On est des généralistes, donc on fait très souvent appel à des partenaires sectoriels. Il est plus difficile à identifier les accompagnements qui sont possibles aussi par les pairs, c’est à dire que la solidarité inter-associative peut exister aussi dans le fait de se donner des coups de main, des renvois d’ascenseur, de se partager de l’info, de venir se rencontrer les uns les autres. Et nous, on essaye de favoriser au maximum aussi cet accompagnement entre les pairs.
Il y a pour le moment des demandes qui sont liées à de l’urgence, vraiment qui sont liées au fait de “Comment est ce qu’on continue malgré ? Comment est ce qu’on arrive à se réunir ou à échanger ou à poser des actes? Malgré le fait qu’on ait cette complexité à sortir et à se réunir?” Puis des demandes aussi financières, notamment dans le fait de rendre des comptes des aides qui sont proposées aujourd’hui, des aides en trésorerie et des prêts,… Cela nécessite pour les associations de montrer de manière extrêmement précise où est-ce qu’elles sont rendues d’un point de vue financier, d’un point de vue de leur plan de trésorerie. Et très souvent, cette question du plan de trésorerie n’était pas aussi précisément exprimée. Les outils ne sont pas aussi précisément formalisés que l’attente des financeurs pour pouvoir bénéficier de ces aides. Puis après, ce sont des perplexités et des doutes sur les incertitudes de l’avenir. Mais là, on accompagne aussi énormément de dissolution en ce moment, de gens qui jettent l’éponge, de collectifs qui disent “mais déjà en temps normal c’est compliqué de mobiliser des gens pour intégrer les conseils d’administration. Aujourd’hui, qui va vouloir reprendre la main et trouver des bénévoles ?” Et il y a cette complexité de continuer quand même, malgré tout, qui nous est posée.

Générique : Ce reportage a été réalisé par la Corlab. Retrouvez-le en podcast sur corlab.org


Épisode 5

Pour terminer cette série, on prend la direction de St-Aignan dans le Morbihan pour découvrir une coopération réussie entre l’association Finanbulle et sa collectivité.

Générique : L’économie autrement, le rendez-vous quotidien de l’économie sociale et solidaire en Bretagne.

Marine Le Moal : Je m’appelle Marine Le Moal et je suis seconde adjointe à la mairie de Saint-Aignan. Dans mes fonctions, j’ai la vie associative et culturelle de Saint-Aignan.

Christophe Guilloux : Je co-préside une association qui s’appelle Finanbulle à Saint-Aignan. C’est un village qui se situe juste sous les rives sud du lac de Guerlédan, donc en plein milieu de la Bretagne. L’objectif de notre association, c’est de proposer une programmation culturelle, disons audacieuse, je ne dis pas ambitieuse, mais en tout cas un peu audacieuse pour un village qui compte 620 habitants.

Marine Le Moal : Sur St Aignan, qui est un petit village, on a 17 associations de différents milieux. Finanbulle est quand même une association très dynamique. Elle fait partie des associations qu’on aide vraiment : ça fait une dizaine d’années il me semble qu’ils sont sur St Aignan. On leur laisse quand même une grande liberté dans leur travail, dans leurs projets. Et c’est plus un soutien matériel, de subventions, et de mise à disposition de locaux, de lieux sur la commune.

Christophe Guilloux : La liberté qu’on a trouvée lors des premiers pas de l’association, avec cette écoute qui a été donnée par la mairie, on le retrouve là. Il n’a pas été perdu ce lien là, puisque on se laisse surprendre aujourd’hui par la recherche de nouvelles formes et notamment, la période que l’on vit pour la crise sanitaire nous pousse à trouver d’autres formes d’organisation pour pouvoir continuer à proposer une offre culturelle ou en tout cas, de la préparer pour notre village. La mairie accepte d’aller plus loin avec nous et rien que cette écoute en fait, ça fait partie pour nous de la base de la collaboration qui a permis de créer tout ce qu’on a pu créer ici, et de faire quasiment de cette coopération, c’est à dire le lien entre l’association et la mairie, un véritable service public. Puisque la programmation culturelle qui souvent est prise en charge par des pouvoirs publics, par des communes, par des agglomérations ou par des communautés de communes. Nous on le fait parce qu’il y a ce lien avec la mairie et l’association. Et c’est en ça qu’on va chercher cette audace, c’est à dire essayer de trouver une programmation culturelle qui n’a pas lieu ici.

Marine Le Moal : Finanbulle organise un festival sur St Aignan, plus les “Vendredis de St Aignan”. On va dire que sur le festival la municipalité leur laisse carte blanche, c’est leur festival. Nous on arrive vraiment qu’en soutien logistique. Après, sur “les vendredis de St Aignan”, il y a un travail qui a été fait, de répartition de l’organisation. La municipalité a pris en charge une soirée. L’objectif est que la commune s’investisse un peu plus sur ces “vendredi de St Aignan”.

Christophe Guilloux : Pouvoir conquérir des espaces qui n’étaient pas prévu pour l’organisation d’une offre culturelle. La mairie nous a dit : “mais pourquoi pas utiliser l’église ? Pourquoi pas utiliser tel espace public ? Pourquoi pas utiliser tel jardin ?”

Marine Le Moal : Je pense que c’est avant tout de la confiance. Par la confiance qu’on a envers Finanbulle. Et de cette confiance découle une certaine liberté dans leur choix de leur programmation où on n’intervient pas du tout. Même si dans notre projet, on aimerait bien travailler plus en collaboration avec eux.

Christophe Guilloux : Un ingrédient essentiel, c’est la confiance. On fait confiance au public pour la réception, on fait confiance à l’association pour la programmation et on fait confiance à la mairie pour accompagner tout ça. Donc, si on a confiance normalement, il devrait se passer des belles choses !

Générique : Ce reportage a été réalisé par la Corlab. Retrouvez-le en podcast sur corlab.org