Ligue de foot du CPB Bréquigny et comité de basket du 35

– Des rencontres rendues possibles grâce à la MAIF –

“Entourée par ses 59 titres nationaux, 13 titres mondiaux, et sa médaille d’or olympique, que doit penser aujourd’hui Jeannie Longo des progrès faits pour valoriser les performances d’une athlète féminine de haut niveau ? Pour permettre aux petites filles de rêver, elles aussi, d’un avenir en or olympique, ou, plus simplement, d’un épanouissement personnel via la pratique sportive ?
Elle doit feuilleter ses souvenirs : des mots de Marc Madiot, alors coureur cycliste professionnel estimant que les femmes n’avaient pas leur place sur un vélo « parce qu’elles sont moches » (on est en 1987, quasiment hier). Elle doit se rappeler de l’arrêt, après ses trois succès consécutifs, de l’arrêt du Tour de France féminin, en 1990. Elle se remémore ces Jeux Olympiques, rêves de toute athlète, de cette médaille d’or décrochée dans la chaleur d’Atlanta, et de cette douche froide suite à sa non-sélection pour les JO de Londres, en 2012. Elle se bat encore, aujourd’hui, en 2022 : à 63 ans, Jeannie Longo s’est encore signalée sur un vélo, en remportant la 66 degrés Sud, une épreuve de 125 kilomètres sur les routes sinueuses et escarpées des Pyrénées Orientales, où la légende française a mis 35 minutes à sa première poursuivante.
Bref, Jeannie Longo s’en fiche pas mal, du manque de visibilité, de considération, des instances, des médias, Jeannie Longo fonctionne à la gagne.

On pourrait avoir les mêmes discours pour d’autres illustres sportives françaises : Marie-José Pérec et Christine Arron en athlétisme, Marinette Pichon en foot, Valérie Nicolas en hand, Florence Arthaud en voile, Amélie Mauresmo au tennis, Suzanne Lenglen avant elle, toutes ont ouvert la voie pour des générations de passionnées. Elles n’ont sans doute pas eu ni les victoires ni la lumière qu’elles méritaient et pourtant. Elles tiennent aujourd’hui une place de choix dans les cœurs des amoureuses et amoureux du sport français.
Reste qu’une frange non négligeable prolonge encore aujourd’hui l’héritage de Coubertin. Le père des Jeux Olympiques estimait en effet que l’important était de participer, mais il précisait également que cette importance ne concernait pas le genre féminin.

A l’heure où la définition de genre, et ses frontières, semblent se redéfinir, pourquoi un certain public considère encore aujourd’hui que le haut niveau féminin ne vaut pas le haut niveau masculin, pourquoi estime-t-il comme Marc Madiot en 1987, qu’une fille n’a pas sa place sur un vélo, ou sur un terrain de foot ?

Il y a quelques semaines, j’ai couru le marathon de Paris. Une découverte pour une première participation à une fête sportive. A la seconde près, la Kenyane Judith Jeptum, grande gagnante de l’épreuve, m’aura mis 2h10 dans la vue. J’ai un immense respect pour elle. J’en ai un tout aussi immense pour les quelques milliers d’autres coureuses qui m’ont devancé ce jour-là. Un tout aussi immense pour celles qui m’ont succédé sur la ligne d’arrivée. Idem pour les hommes, les jeunes mamans et les vieux grands-pères, les solitaires et les collectifs, les coureurs du dimanche et les sportives de l’extrême. Pourquoi ? Parce que quand on a devant soi ses 42 kilomètres et ses 195 mètres, les différences sont gommées. On souffrira toutes et tous durant la course, on sera toutes et tous heureuses et heureux à l’arrivée, on fêtera toutes et tous ensemble ce moment. Peu importe le chrono, chacune et chacun arrivera à son objectif, ou pas. Mais chacune et chacun y trouvera son compte. Chacune, chacun, assouvira sa passion, car il n’y a que de ça qu’il est question.

Comment cette passion se vit-elle au quotidien, et comment les clubs, instances, dirigeantes et dirigeants s’assurent que les femmes y aient tout autant accès que les hommes ? C’est à ces deux questions que nous souhaitons répondre.

Des podcasts rendus possibles grâce à la MAIF et réalisés par Florian Lebars en partenariat avec Radio Laser

Rencontre avec Rodolphe Le Clerc, responsable du foot féminin au Cercle Paul Bert de Bréquigny à Rennes.

Sur le terrain, dans les médias, à la tête des fédérations, où sont les femmes ? En 2022, le sport féminin ne représente pas encore un cinquième des retransmissions télé et les femmes ne représentent pas non plus plus d’un tiers des licenciées des clubs sportifs en France… bref, le chemin est encore long !
Direction Bréquigny, ces derniers mois les footballeuses du CPB ont réussi à faire parler d’elles, malheureusement pas pour leur performance sur le terrain, mais plutôt pour une action coup de poing. Les médias ont accouru quand elles ont décidé de mener une opération coup de poing : retirer leur short de foot pour dénoncer l’inégalité de traitement entre filles et garçons. En gros, la Fédé donnait plus d’équipement aux hommes qu’aux femmes. Une opération qui a porté ses fruits puisque la fédération française de football a, depuis, corrigé les choses. Un coup d’éclat qui ne met pas en avant le quotidien des actions menées au Cercle Paul Bert.

Pour accéder au podcast en format écrit,
C’est par ici !

Rencontre avec Jacques Perrier, responsable de la ligue de Basket au comité départemental d’Ille-et-Vilaine.

« Finesse, touché, mais aussi puissance, explosivité, vitesse, intelligence, placement et discipline : autant de qualités qu’il faut apprendre à mobiliser sur un terrain de basket. Qui ne s’est jamais tordu les doigts dans la cour de récré en tentant de rattraper ce satané ballon rouge ? Mais si l’apprentissage pour le maîtriser est long et difficile, il séduit chaque année de nouvelles pratiquantes : on compte dans les clubs de basket français environ 700.000 licenciées.

Un chiffre en hausse constante sur la dernière décennie, fruit des bons résultats de l’équipe de France, mais aussi du travail de fond réalisé au quotidien au sein des instances dirigeantes. Un travail qui ne demande qu’à se poursuivre, exemple avec le comité départemental d’Ille-et-Vilaine ».

A venir